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Séjour aux Courmettes 2024

Du dimanche 21 juillet au samedi 27 juillet 2024

Ce séjour est l’occasion de renforcer les liens entre A Rocha France et A Rocha Suisse, mais aussi d’accueillir toute personne désireuse de découvrir A Rocha et les Courmettes.

Ce séjour est un mix de balades, sorties natures, ateliers pratiques, et aussi quelques temps de réflexion plus théorique sur les questions d’environnement et foi.

Cette semaine est ouverte aux familles et à tous les âges.

Ce séjour vient aussi clôturer la marche entre A Rocha Suisse et A Rocha France (du 1er juin au 21 juillet 2024).

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LIEU

Domaine des Courmettes
4500 route des Courmettes
06140 Tourrettes-sur-Loup (FRANCE)

Modalités d’accès

Plus d’information sur le domaine des Courmettes ici

Au programme : 

Partages bibliques le matin, sorties nature (balade aux mares, sortie papillons, sentier des chênes, plateaux et forêts des alentours…) – rando / sortie à la mer, balade à Tourrettes
balade ornitho, ateliers jardin, zéro déchet, visite de la chèvrerie, temps de réflexion théorique, temps libres, siestes, sortie nocturne, soirées festives

Tarifs

Pension complète et activités sur place (prix par personne pour la semaine – hors transport.) :

345 CHF Camping
430 CHF Dortoir
485 CHF Chambre double/partagée/familiale avec sanitaires à l’étage
545 CHF Chambre double/partagée avec salle de bain privée
630 CHF Chambre individuelle avec sanitaires à l’étage
695 CHF Chambre individuelle avec salle de bain privée
Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans et moins 50% pour les enfants de 3 à 12 ans.

Cotisation annuelle à A Rocha France (obligatoire) : 5€/adulte

Réduction de 5% pour toute inscription avant le 15 mai. Sous réserve de disponibilité.

Inscription: 

Pour confirmer votre inscription, nous vous demanderson de verser les arrhes de 150 CHF/adulte par virement bancaire, à la réception de notre email de confirmation.

Si vous cherchez un co-voiturage ou vous avez de la place dans votre voiture, écrivez nous…

Pour vos questions, écrivez-nous sur : [email protected] ou sur [email protected]

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Une plage, de l’eau, du soleil et du plastique !

Une plage, de l'eau et du plastique...

Cet été, l’équipe d’A Rocha a eu la chance de recevoir Bob Sluka, qui est venu, avec sa famille depuis la Floride, prendre part au traditionnel barbecue de fin d’année. Bob est un passionné de la mer et il se bat depuis plus de 20 ans pour sa conservation, notamment au travers d’A Rocha qu’il a rejoint en 2006. Après avoir voyagé dans diverses régions du globe, il est, depuis 2013, responsable scientifique du Programme pour la Conservation Marine et Côtière d’A Rocha International.

Bob a donc proposé à l’équipe d’A Rocha Suisse de participer à une petite expérience. Il a demandé d’aller à la pêche, non pas aux poissons mais au plastique, sur la plage de Buchillon le long de la côte lémanique. Une grande question a alors émergé au sein de l’équipe : allons-nous trouver quelque chose ? Nous sommes au bord du lac Léman tout de même, il n’y a aucune pollution. Ou encore, est-ce que Bob sait qu’en Suisse tout est si propre, qu’une majorité de la population trie ses déchets et les met ensuite dans une poubelle, même à la plage ?

 

Cependant, à notre grande surprise, après quelques minutes seulement, la pêche fut fructueuse, ce qui n’était évidemment pas réjouissant. Eh oui, ces déchets n’étaient à première vue pas visibles mais il suffisait de se rapprocher, soulever les galets, enlever les algues, pour découvrir une myriade de petits détritus, de tailles, formes, couleurs et matières diverses.

Ces plastiques représentent malheureusement des risques importants pour la faune aquatique et côtière (poissons, crustacés et oiseaux) qui peuvent les ingérer accidentellement ou encore les confondre avec des proies. Ils créent alors d’important dommages au système digestif des espèces les ayant consommés et peuvent souvent conduire à l’asphyxie et à la mort.

Cependant, il s’agit là de la pointe de l’iceberg car le pire des plastiques c’est celui qu’on ne voit pas. En effet, nous entendons de plus en plus parler autour de nous des microplastiques, ces plastiques invisibles. Mais qui sont-ils exactement et d’où viennent-ils ? Par convention, un microplastique est un morceau de plastique n’excédant pas la taille de 5 mm, le différenciant alors des macroplastiques qui sont tous les autres plastiques d’une taille supérieure garnissant notre quotidien. Les microplastiques sont ensuite divisés en deux catégories distinctes. Il y a les microplastiques primaires, qui sont les pellets, débris ou fibres, directement fabriqués à une taille microscopique pour être utilisés comme matière première dans l’industrie plastique, abrasifs dans l’industrie métallurgique ou encore dans les cosmétiques (microbilles). Puis, les microplastiques secondaires représentent tous les plastiques plus grands que 5 mm ayant subi une dégradation (soleil, vent, organismes vivants), puis une fragmentation pour devenir des pièces de plus en plus petites au fil des années.

Les effets négatifs des microplastiques sont divers et ont été étudiés depuis les années 60, seulement 30 ans après le début de leur production de masse. La principale menace réside dans le fait qu’ils jouent le rôle d’« accumulateurs » ou fixateurs de polluants principalement hydrophobes (n’aimant pas l’eau). Ces microplastiques recouverts d’une forte concentration de polluants représentent ensuite une menace dramatique pour la biodiversité marine car ils peuvent être ingérés à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, de par leur petite taille. Une fois ingérés, tant activement que passivement, les polluants se stockent dans les tissus graisseux des organismes et, par effet de bioamplification, ceux-ci se retrouvent à de très fortes concentrations dans les organismes en haut de la chaîne trophique. A certaines concentrations, ces polluants peuvent causer des dommages physiologiques importants chez certaines espèces à l’exemple des oiseaux marins, étant les plus impactés par cette pollution en microplastiques.

Même si la présence de microplastiques a été essentiellement étudiée dans les océans et les mers, quelques études se sont penchées sur cette problématique, mais cette fois-ci dans les lacs. L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a mené plusieurs études pour démontrer que la problématique des microplastiques est aussi bien présente dans le lac Léman. En effet, les chercheurs se demandaient si les eaux des lacs contenaient déjà une concentration importante de microplastique ou si ces types de plastiques ne se retrouveraient que dans les océans. Cette étude a révélé une contamination en microplastiques dans le lac Léman de 220’000 particules au km2, dont des microplastiques de la deuxième catégorie. Cela démontre que les plastiques dans le lac Léman ont suffisamment de temps pour se dégrader et devenir déjà des microplastiques avant d’atteindre l’océan. L’association genevoise Oceaneye a mesuré, elle, une concentration de 129 g/km2ce qui n’est pas loin de celle des océans (160 g/km2) et a relevé que 20% des particules proviennent des emballages, le reste étant méconnu.

Les microplastiques risquent de représenter la prochaine grande menace pesant sur les océans et les lacs ainsi que les organismes qui y vivent. En effet, même si de plus en plus de moyens sont mis en place pour limiter la production, la consommation et l’élimination dans l’environnement des macroplastiques (interdiction des pailles, des sacs en plastique, sensibilisation, tri des déchets), la quantité de microplastiques dans l’océan continuera à augmenter encore de nombreuses années. Car tant qu’il y a des macroplastiques dans les océans pouvant être dégradés et se fragmenter, la concentration et l’étendue des microplastiques vont continuer à augmenter. Chaque année dans le monde, plus de 300 millions de tonnes de plastiques sont produits dont seulement 3% sont recyclés. 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent ensuite dans les océans chaque année dont 80% provenant des continents (lessivages des routes, égouts, décharges d’ordures, sites de fabrication et transformation du plastique) et 20% des bateaux. Les microplastiques représentent 1% de ces 8 millions de tonnes avec entre 15 à 51 trillions de particules. Ces chiffres illustrent que les microplastiques seront une des préoccupations majeures des prochaines années de par la dégradation des macroplastiques. Depuis quelques années, de nombreuses solutions technologiques sont mises au point pour dépolluer les océans, mais celles-ci s’attaquent uniquement à la pollution en macroplastiques. En effet, les microplastiques, eux, sont beaucoup plus difficile à détecter, à recueillir et à éliminer puisqu’ils se retrouvent partout tout en étant invisibles. Ils sont aussi beaucoup plus mobiles, pouvant se retrouver mêmes dans les régions polaires inhabitées.

Et nous alors, que pouvons-nous faire à notre échelle pour pallier à la problématique des microplastiques. Premièrement, il faut se rappeler que tout plastique ne disparaît pas mais se fragmente et se transforme en microplastique. Il est donc important de faire tout son possible pour limiter son utilisation de plastique (même des sacs en plastique soi-disant biodégradables) et surtout veiller à leur bonne élimination. Deuxièmement, nous avons vu que les eaux usées constituent une source de microplastiques. Il faut alors veiller à ne mettre aucune matière plastique dans les toilettes ou lavabos quelle que soit sa taille (verres de contact, coton-tige, etc.) et ne plus utiliser de produits cosmétiques, gels douches et dentifrices contenant des microbilles ou microparticules de plastiques. Finalement, pourquoi ne pas organiser sur votre plage favorite une opération de nettoyage et de sensibilisation pour éviter que ces plastiques n’aillent plus loin ?

 

Rappelons-nous des versets 20 à 22 de Genèse 1 dans la Bible, lorsque Dieu créa les animaux des mers et les oiseaux des airs le cinquième jour. « Dieu vit que c’était bon. Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre ». Voici le plan de Dieu pour les océans, les mers et les lacs. Les êtres vivants qui sont maintenant menacés par la présence de plastiques (micro et macro) sont des créatures bénies par Dieu qui les apprécie car elles ont une place toute particulière dans son œuvre. A nous maintenant de nous battre pour leur survie sur cette terre et préserver ce magnifique écosystème dans lequel on vit, créé et voulu par Dieu.

Article écrit par Vincent Simonin en octobre 2019

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A Rocha à la COP21

Mobilisation avec A Rocha Pour la CO2

La Conférence de Paris sur les changements climatiques a eu lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris. Elle est à la fois la 21è conférence des parties (COP 21) à la Convention de l’ONU sur les changements climatiques et la 11è conférence des parties au protocole de Kyoto (CRP 11). La COP 21 doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C.

A Rocha International et plusieurs entités nationales (UK, France, Suisse, Pays-Bas) sont présents durant la conférence et collaborent à des événements parallèles pour mobiliser les citoyens, et les chrétiens en particulier.

L’avenir du bien-être de l’humanité dépend de manière importante des décisions prises durant ce sommet. Si aucun accord global et contraignant n’est trouvé, la décision sera reportée à dans 5 à 6 ans. Ce retard aggravera considérablement les effets du réchauffement. Il est du devoir de tous les peuples d’exiger de leurs gouvernements de prendre des décisions courageuses, maintenant.

Décryptage des enjeux de la COP 21, en complément du site officiel.

Journée spéciale A Rocha à Paris – samedi 5 décembre 2015

Une journée spéciale A Rocha fut organisée le samedi 5 décembre à Paris avec des intervenants du monde scientifique et ecclésiastique qui apportent leur sensibilité évangélique. Nous avons eu la participation de personnes tel que Katharine Hayhoe, scientifique américaine experte du changement climatique, Efraim Tendero, secrétaire de l’alliance évangélique mondiale, le pasteur Dave Bookless, directeur théologique d’A Rocha International, Antoine Bret, physicien, ainsi que Dominic Roser, justice, économie et éthique.

Résumé et vidéo des actions A Rocha à Paris.

Journée mondiale d’action pour le climat, 28 et 29 novembre

Plusieurs millions de personnes ont marché dans les rues des grandes villes de la planète les 28 et 29 novembre, lors du lancement de la COP 21. Avec un seul discours: les citoyens du monde exigent des gouvernements qu’ils prennent des résolutions contraignantes pour réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre et pour abandonner les énergies fossiles au profit des sources renouvelables.

Marches mondiales pour le Climat

Plusieurs méga-mouvements organisent des manifestations dans la plupart des grandes villes. Veuillez consulter par exemple AVAAZ.org ou 350.org pour savoir où ont lieu les manifestations.

Mobilisations en Suisse Romande avec A Rocha: Genève, 28 novembre 2015

Une joyeuse équipe d’A Rocha a fait entendre sa voix pour le climat dans la marche organisée par l’Alliance Climatique Suisse à Genève.

Une présence d’A Rocha a également eu lieu lors des marches pour le climat dans les villes de Berne, Neuchâtel, Yverdon et Lausanne.

Jeûne et prière

Nous invitons les chrétiens / membres A Rocha à un soutien dans la prière (et le jeûne) pour les actions pro-climat chaque premier jour du mois, avant, pendant et après la COP21.

Ce que nous pouvons faire en tant que chrétiens et citoyens :
– Prier pour que les dirigeants de la COP 21 signent un accord global, courageux et contraignant
– Soutenir les actions et pétitions pour le climat (350.org, l’alliance climatique Suisse, WWF Suisse et le climat, zéro fossile, …)
– Ecrire à nos dirigeants, les encourageant et les exhortant à soutenir un abandon des énergies fossiles pour 2050
– Elire des politiciens/ennes qui font du climat une priorité dans leurs décisions, voir par exemple sous ecorating.ch
– Participer à la Marche Mondiale pour le Climat le dimanche 29 novembre 2015
– Mettre un temps à part le 1er de chaque mois pour prier et jeûner

L’engagement des chrétiens pour un abandon des énergies fossiles

L’église mondiale (catholiques, réformés, évangéliques, orthodoxes) a pris position pour un engagement massif et résolu envers l’abandon des énergies fossiles et vers la transition énergétique. Il est maintenant du ressort de chaque croyant d’intégrer ce positionnement dans sa vie spirituelle, son influence citoyenne et son style de vie.

L’engagement du Cap

Nous appelons à une action radicale pour faire front au changement climatique. Nous adhérons à la déclaration de l’Engagement du Cap qui mentionne « le défi sérieux et urgent du changement climatique qui va affecter de façon disproportionnée les habitants des pays les plus pauvres » (EC II.B.5). Nous appelons donc à passer à l’action pour réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre et favoriser l’essor de communautés résilientes, capables de s’adapter à de nouvelles contraintes et conditions de vie. Nous considérons ces actions comme une mise en pratique du commandement de Jésus-Christ à renoncer à nous-mêmes, à prendre notre croix et le suivre.

Appel à l’action du Mouvement de Lausanne, en collaboration avec l’Alliance Evangélique Mondiale – Novembre 2012

L’encyclique Laudato Si’

S’il est vrai que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands », la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. Mais nous devons aussi reconnaître que certains chrétiens, engagés et qui prient, ont l’habitude de se moquer des préoccupations pour l’environnement, avec l’excuse du réalisme et du pragmatisme. D’autres sont passifs, ils ne se décident pas à changer leurs habitudes et ils deviennent incohérents. Ils ont donc besoin d’une conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure. Vivre la vocation de protecteurs de l’oeuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne.

Paragraphe 217 de l’encyclique Laudato Si‘ du pape François – Juin 2015