Detox 2025- post pratiques -3

Detox’ la Terre 2025

Detox' la terre revient en 2025

Détox’ revient en 2025 du 5 mars au 17 avril, avec 40 jours de jeûne de consommation sur le thème croître et décroître…

Que nous dit l’analyse actuelle du réel? 

Que la consommation est appelée à décroître impérativement pour limiter les dégâts sur le climat, le vivant, et la vie humaine sur terre.

Faire la démarche détox est une voie d’entrée dans cette nécessaire décroissance.

La bonne nouvelle, c’est que tant de choses sont, elles, appelées à croître.

Partons donc aussi ensemble à la recherche de toutes
les excellentes choses qui peuvent croître, grandir, se multiplier!

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L’opportunité de repenser…

ses habitudes alimentaires, 

sa mobilité,

sa consommation matérielle et numérique,

sa manière d’habiter un lieu…

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A Rocha à la COP16 à Cali

Plusieurs membres de la famille mondiale d’A Rocha ont assisté à la COP16 de la CBD à Cali, en Colombie. Nous offrons une présence chrétienne unique dans le domaine de la conservation et avons l’opportunité d’influencer la politique et de construire des relations avec des partenaires et des donateurs.

L'importance de la COP16

 La COP16 de la CBD est une étape cruciale dans la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité (GBF), qui a été approuvé lors de la COP15.

Dans cet accord, les nations se sont engagées à stopper et à inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030. La COP16 s’est concentrée sur l’élaboration d’un plan concret pour atteindre ces objectifs.

Que fait la Suisse ?

Dans un communiqué commun, BirdLife, Pro Natura et le WWF jugent les résultats de la COP16 totalement insuffisants. Elles estiment que la Suisse n’a pas apporté sa pierre à l’édifice. Elle n’a pas présenté un plan d’action national pour sa diversité biologique et n’a pas fourni une contribution financière « appropriée » pour la biodiversité mondiale. Plus de 400 scientifiques ont souligné dans une prise de position commune la nécessité de prendre des mesures rapides et efficaces.

Pourquoi s'en soucier ?

La conservation de la biodiversité est une préoccupation commune à l’humanité : nous assistons au taux d’extinction le plus élevé jamais enregistré et les écosystèmes s’effondrent dans le monde entier. La CBD est actuellement le meilleur outil dont nous disposons pour opérer un changement global qui couvre la biodiversité à tous les niveaux : écosystèmes, espèces et ressources génétiques.

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La Via A Rocha

Marcher l’un vers l’autre ou marcher ensemble pour partager et apprendre à se connaître, marcher dans la contemplation ou pour l’effort, on peut trouver de nombreuses raisons de marcher, symbolique ou non. Il en va de même pour la rencontre : se rencontrer par nécessité, par plaisir, pour unir ses forces ou pour s’encourager.

Un projet de rencontre tout particulier est né dans le cœur de Gérald Berney, membre d’A Rocha Suisse : renforcer les liens entre les deux A Rocha francophones par une marche symbolique reliant leur base respective.

Une magnifique aventure sur 7 semaines et 750 km à travers la Suisse et la France. 

La marche a débuté le 1er juin au départ d’Essert-Pittet, où se trouvent les bureaux d’A Rocha Suisse, et pour se terminer le 21 juillet aux Courmettes, le centre idyllique d’A Rocha France.

Vivez en images cette marche à la rencontre, avec ce petit film…

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Une plage, de l’eau, du soleil et du plastique !

Une plage, de l'eau et du plastique...

Cet été, l’équipe d’A Rocha a eu la chance de recevoir Bob Sluka, qui est venu, avec sa famille depuis la Floride, prendre part au traditionnel barbecue de fin d’année. Bob est un passionné de la mer et il se bat depuis plus de 20 ans pour sa conservation, notamment au travers d’A Rocha qu’il a rejoint en 2006. Après avoir voyagé dans diverses régions du globe, il est, depuis 2013, responsable scientifique du Programme pour la Conservation Marine et Côtière d’A Rocha International.

Bob a donc proposé à l’équipe d’A Rocha Suisse de participer à une petite expérience. Il a demandé d’aller à la pêche, non pas aux poissons mais au plastique, sur la plage de Buchillon le long de la côte lémanique. Une grande question a alors émergé au sein de l’équipe : allons-nous trouver quelque chose ? Nous sommes au bord du lac Léman tout de même, il n’y a aucune pollution. Ou encore, est-ce que Bob sait qu’en Suisse tout est si propre, qu’une majorité de la population trie ses déchets et les met ensuite dans une poubelle, même à la plage ?

 

Cependant, à notre grande surprise, après quelques minutes seulement, la pêche fut fructueuse, ce qui n’était évidemment pas réjouissant. Eh oui, ces déchets n’étaient à première vue pas visibles mais il suffisait de se rapprocher, soulever les galets, enlever les algues, pour découvrir une myriade de petits détritus, de tailles, formes, couleurs et matières diverses.

Ces plastiques représentent malheureusement des risques importants pour la faune aquatique et côtière (poissons, crustacés et oiseaux) qui peuvent les ingérer accidentellement ou encore les confondre avec des proies. Ils créent alors d’important dommages au système digestif des espèces les ayant consommés et peuvent souvent conduire à l’asphyxie et à la mort.

Cependant, il s’agit là de la pointe de l’iceberg car le pire des plastiques c’est celui qu’on ne voit pas. En effet, nous entendons de plus en plus parler autour de nous des microplastiques, ces plastiques invisibles. Mais qui sont-ils exactement et d’où viennent-ils ? Par convention, un microplastique est un morceau de plastique n’excédant pas la taille de 5 mm, le différenciant alors des macroplastiques qui sont tous les autres plastiques d’une taille supérieure garnissant notre quotidien. Les microplastiques sont ensuite divisés en deux catégories distinctes. Il y a les microplastiques primaires, qui sont les pellets, débris ou fibres, directement fabriqués à une taille microscopique pour être utilisés comme matière première dans l’industrie plastique, abrasifs dans l’industrie métallurgique ou encore dans les cosmétiques (microbilles). Puis, les microplastiques secondaires représentent tous les plastiques plus grands que 5 mm ayant subi une dégradation (soleil, vent, organismes vivants), puis une fragmentation pour devenir des pièces de plus en plus petites au fil des années.

Les effets négatifs des microplastiques sont divers et ont été étudiés depuis les années 60, seulement 30 ans après le début de leur production de masse. La principale menace réside dans le fait qu’ils jouent le rôle d’« accumulateurs » ou fixateurs de polluants principalement hydrophobes (n’aimant pas l’eau). Ces microplastiques recouverts d’une forte concentration de polluants représentent ensuite une menace dramatique pour la biodiversité marine car ils peuvent être ingérés à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, de par leur petite taille. Une fois ingérés, tant activement que passivement, les polluants se stockent dans les tissus graisseux des organismes et, par effet de bioamplification, ceux-ci se retrouvent à de très fortes concentrations dans les organismes en haut de la chaîne trophique. A certaines concentrations, ces polluants peuvent causer des dommages physiologiques importants chez certaines espèces à l’exemple des oiseaux marins, étant les plus impactés par cette pollution en microplastiques.

Même si la présence de microplastiques a été essentiellement étudiée dans les océans et les mers, quelques études se sont penchées sur cette problématique, mais cette fois-ci dans les lacs. L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a mené plusieurs études pour démontrer que la problématique des microplastiques est aussi bien présente dans le lac Léman. En effet, les chercheurs se demandaient si les eaux des lacs contenaient déjà une concentration importante de microplastique ou si ces types de plastiques ne se retrouveraient que dans les océans. Cette étude a révélé une contamination en microplastiques dans le lac Léman de 220’000 particules au km2, dont des microplastiques de la deuxième catégorie. Cela démontre que les plastiques dans le lac Léman ont suffisamment de temps pour se dégrader et devenir déjà des microplastiques avant d’atteindre l’océan. L’association genevoise Oceaneye a mesuré, elle, une concentration de 129 g/km2ce qui n’est pas loin de celle des océans (160 g/km2) et a relevé que 20% des particules proviennent des emballages, le reste étant méconnu.

Les microplastiques risquent de représenter la prochaine grande menace pesant sur les océans et les lacs ainsi que les organismes qui y vivent. En effet, même si de plus en plus de moyens sont mis en place pour limiter la production, la consommation et l’élimination dans l’environnement des macroplastiques (interdiction des pailles, des sacs en plastique, sensibilisation, tri des déchets), la quantité de microplastiques dans l’océan continuera à augmenter encore de nombreuses années. Car tant qu’il y a des macroplastiques dans les océans pouvant être dégradés et se fragmenter, la concentration et l’étendue des microplastiques vont continuer à augmenter. Chaque année dans le monde, plus de 300 millions de tonnes de plastiques sont produits dont seulement 3% sont recyclés. 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent ensuite dans les océans chaque année dont 80% provenant des continents (lessivages des routes, égouts, décharges d’ordures, sites de fabrication et transformation du plastique) et 20% des bateaux. Les microplastiques représentent 1% de ces 8 millions de tonnes avec entre 15 à 51 trillions de particules. Ces chiffres illustrent que les microplastiques seront une des préoccupations majeures des prochaines années de par la dégradation des macroplastiques. Depuis quelques années, de nombreuses solutions technologiques sont mises au point pour dépolluer les océans, mais celles-ci s’attaquent uniquement à la pollution en macroplastiques. En effet, les microplastiques, eux, sont beaucoup plus difficile à détecter, à recueillir et à éliminer puisqu’ils se retrouvent partout tout en étant invisibles. Ils sont aussi beaucoup plus mobiles, pouvant se retrouver mêmes dans les régions polaires inhabitées.

Et nous alors, que pouvons-nous faire à notre échelle pour pallier à la problématique des microplastiques. Premièrement, il faut se rappeler que tout plastique ne disparaît pas mais se fragmente et se transforme en microplastique. Il est donc important de faire tout son possible pour limiter son utilisation de plastique (même des sacs en plastique soi-disant biodégradables) et surtout veiller à leur bonne élimination. Deuxièmement, nous avons vu que les eaux usées constituent une source de microplastiques. Il faut alors veiller à ne mettre aucune matière plastique dans les toilettes ou lavabos quelle que soit sa taille (verres de contact, coton-tige, etc.) et ne plus utiliser de produits cosmétiques, gels douches et dentifrices contenant des microbilles ou microparticules de plastiques. Finalement, pourquoi ne pas organiser sur votre plage favorite une opération de nettoyage et de sensibilisation pour éviter que ces plastiques n’aillent plus loin ?

 

Rappelons-nous des versets 20 à 22 de Genèse 1 dans la Bible, lorsque Dieu créa les animaux des mers et les oiseaux des airs le cinquième jour. « Dieu vit que c’était bon. Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre ». Voici le plan de Dieu pour les océans, les mers et les lacs. Les êtres vivants qui sont maintenant menacés par la présence de plastiques (micro et macro) sont des créatures bénies par Dieu qui les apprécie car elles ont une place toute particulière dans son œuvre. A nous maintenant de nous battre pour leur survie sur cette terre et préserver ce magnifique écosystème dans lequel on vit, créé et voulu par Dieu.

Article écrit par Vincent Simonin en octobre 2019